Soutenir la femme à l’accouchement par la massothérapie

Si la grossesse et la maternité font l’objet de toutes sortes d’articles informatifs et de recommandations, l’accouchement, lui, est un peu moins souvent à l’honneur. Peut-être cela a-t-il à voir avec la vision actuelle que nous avons de l’accouchement comme étant un passage obligé, un mal nécessaire? Et si l’enfantement portait une symbolique différente, accorderions-nous plus d’attention à cet événement marquant dans la vie d’une femme? En ce sens, beaucoup de soins, de services et de soutien sont offerts à la femme enceinte, dont la massothérapie, mais il ne faut pas mettre de côté la femme qui accouche. Le massage est certes un allié fantastique durant la grossesse, mais il peut aussi faire des merveilles au moment de donner naissance.

Soutenir la future maman

L’accouchement s’inscrit dans un continuum avec la grossesse. Bien que les hormones s’occupent du processus et que la femme a déjà tout en elle pour mettre au monde son bébé, le conjoint ou la conjointe peut, par des massages spécifiques, favoriser un espace de douceur et d’intimité où la maman se sentira bercée et accompagnée, tout en confiance. Il s’agit d’une façon simple pour le conjoint ou l’accompagnant(e) de se sentir impliqué(e) et pour le couple de former une union lors de ce grand jour.

Favoriser la sécrétion d’ocytocine et d’endorphine

Certaines techniques de massothérapie visent à réduire les effets du stress sur le corps, d’autres à soulager la douleur des contractions tandis que certaines méthodes aident à la descente du bébé et la bonne progression de l’accouchement. Les hormones impliquées lors de l’accouchement sont principalement l’ocytocine, l’endorphine et l’adrénaline. L’ocytocine, aussi appelée l’hormone de l’amour, est celle qui induit les contractions utérines. Fait intéressant, c’est la même hormone qui est sécrétée lorsque nous sommes amoureux. Durant l’accouchement, elle permet l’ouverture du col et la descente du bébé dans le bassin de la maman. Cette ouverture n’est possible que si les conditions favorables sont réunies. Tout doit donc être mis en œuvre pour que le taux d’adrénaline (hormone sécrétée en cas de peur ou de stress) soit au plus bas pour ainsi laisser libre cours aux hormones de l’amour et de la détente. Le toucher est l’une des meilleures façons d’augmenter le taux d’ocytocine. Ainsi, le massage de la femme en travail est un excellent outil pour le ou la partenaire. N’importe quel toucher doux, aimant et rassurant sera bénéfique. On peut masser les trapèzes, la tête et le visage, car lorsque ce dernier est tendu, cela nuit à la bonne ouverture du col de l’utérus.

L’effleurage

Certains mouvements ou techniques plus spécifiques ont des vertus assez surprenantes, comme l’effleurage par exemple. Il suffit tout simplement d’appliquer une pression très légère, du bout des doigts, et de promener les mains sur la peau tout doucement. Ce mouvement empreint de tendresse, aide à la sécrétion d’endorphines, les hormones qui apportent avec elles apaisement et relâchement et qui permettent à la femme de mieux tolérer la douleur à mesure que le travail progresse. Après chaque vague de contraction utérine, il y a une pause et normalement, une sécrétion d’endorphines s’ensuit naturellement. Tout s’orchestre avec harmonie pour que l’accouchement se fasse dans l’ordre des choses, mais nous pouvons en faciliter le processus par des manœuvres d’effleurage.

Le massage des lombaires pendant le travail actif

Pendant les contractions du  travail actif, lorsque les contractions sont plus intenses et plus rapprochées, le massage se voudra un peu plus profond et soutenu. Pour soulager la douleur des contractions, une pression ferme vis-à-vis des trous sacrés (trous d’où sortent les nerfs au niveau du sacrum) ou chaque côté du bas du dos permet une diminution impressionnante des sensations douloureuses. Beaucoup de femmes ressentent les contractions dans cette région, entre autres parce que les nerfs reliés à l’utérus innervent les vertèbres du  bas du dos et du bassin et tout simplement parce que la tête du bébé appuie sur les vertèbres, son dos étant placé contre le ventre de la maman. Pour être confortable durant le massage, la maman peut être appuyée sur un mur, sur le bord du lit, ou être assise sur un ballon d’exercice par exemple.

L’acupression

L’acupression (pression avec les doigts sur des points d’acupuncture) fait également preuve d’une grande utilité lors de l’accouchement. Les points d’acupression sont très nombreux et ont chacun un rôle précis. Un de ces points est situé à la jonction entre le pouce et l’index. Quand on appuie fermement sur cette zone sensible, on favorise la bonne progression du travail en stimulant les contractions et en aidant à la descente du bébé dans la deuxième phase du travail, lorsque le col est complètement dilaté. Ce point de pression aide également à régulariser les contractions et à les rendre plus efficaces.

Techniques complémentaires

En complément, l’utilisation de la chaleur, combinée au massage peut s’avérer très intéressante. Si l’accès à un bain n’est pas possible, des compresses chaudes sur le bas du dos ou sur le ventre contribueront au relâchement des muscles tendus et apporteront réconfort et détente. Les compresses peuvent également être appliquées sur le périnée avant et pendant la poussée pour assouplir la région tout doucement.

Finalement, les méthodes de gestion de la douleur pendant l’accouchement sont nombreuses. Qu’elles soient pharmacologiques ou naturelles, rappelez-vous que le massage reste un outil puissant et que bien souvent, des mains et de l’amour peuvent faire de vrais miracles!

 

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